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Cyclades, qui aura la faveur des dieux ?

Cyclades, qui aura la faveur des dieux ?


Dans l’archipel des Cyclades, au large d’une Grèce pas encore unifiée, les 5 grandes cités se développent et s’affrontent. Celle qui possédera deux métropoles assurera sa suprématie.
Cyclades est un jeu stratégique d'enchères et d'affrontements signé Bruno Cathala et Ludovic Maublanc.


Le principe

Cyclades, qui aura la faveur des dieux ?

Vous êtes à la tête d’une cité grecque et pour parvenir à votre unique but qui est d’obtenir 2 métropoles, plusieurs voies s’offriront à vous.

Le plateau de jeu représente la mer Egée composée d’îles. Au départ, chaque joueur contrôle 2 îles et 2 cases de commerce maritime. Sur chaque île, des emplacements sont prévus pour la construction des bâtiments.
Il y existe deux moyens de créer une métropole : la première consiste à construire les 4 bâtiments (un port, une forteresse, un temple et une université), la seconde est de posséder 4 Philosophes.

Chaque joueur reçoit des pièces d’or en fonction de la prospérité de ses îles et du commerce maritime : une corne d’abondance (située sur une île ou sur la mer) rapporte une pièce à chaque tour au joueur la contrôlant.
Un second plateau est utilisé pour les offrandes et les créatures mythologiques.



Les offrandes

Cyclades, qui aura la faveur des dieux ?

A chaque tour, les joueurs font des offrandes aux dieux (sous forme d’enchères) pour obtenir les actions associées.
L’ordre dans lequel les Dieux accordent leurs actions aux joueurs change à chaque tour (les tuiles Dieux sont placées au hasard sur les emplacements dédiés), excepté Apollon qui se trouve toujours à la fin.

Poséidon permet de recruter et déplacer des flottes ainsi que la construction de ports.
Arès permet de recruter et déplacer des troupes ainsi que la construction de forteresses.
Zeus permet de recruter des Prêtres et de construire des temples. Chaque Prêtre diminue de une pièce d’or l’offrande à payer au début de chaque tour.
Athéna permet de recruter des Philosophes et de construire des universités.
Apollon permet de récupérer de l’argent et une corne d’abondance.

Je trouve la phase d’enchères très bien pensée, à différents niveaux. Si un joueur enchérit sur un dieu déjà sélectionné par un autre joueur, ce dernier doit immédiatement miser sur un autre dieu. Il est ainsi possible que le joueur chassé en chasse un autre ! Les joueurs peuvent toujours se rabattre sur le dieu Apollon, qui, contrairement aux autres dieux, ne demande pas de pièce d’or et peut accueillir plusieurs joueurs (seulement, seul le premier joueur à se positionner aura droit à la corne d’abondance).

Cette phase se révèle donc être une phase de forte tension. Il faudra parfois payer très cher pour obtenir les faveurs du dieu de son choix.
L’ordre d’apparition des dieux est très important puisqu’il détermine l’ordre des actions réalisées.


Les combats

Cyclades c’est aussi un jeu dans lequel on s’affronte. Pour engager un combat, il suffit de déplacer ses troupes (ou ses flottes) sur un endroit où se trouvent des troupes (ou flottes) adverses. Ensuite c’est très simple, chaque participant au combat lance 1 dé et y ajoute le nombre de troupes/flottes qu’il possède dans la zone de combat. Un forteresse apporte un bonus défensif pour les combats terrestres, il en est de même du port pour les combats maritimes. Celui qui réalise le plus petit score perd une de ses troupes/flottes et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un joueur dans la zone de combat. Sous certaines conditions, les joueurs peuvent aussi abandonner le combat.

Cette phase d’affrontement est une autre phase de tension dans Cyclades puisque c’est aussi une manière de récupérer une métropole, bâtiment déterminant pour prétendre à la victoire ; en effet, si à l’issue d’un combat terrestre, un joueur s’empare de l’île d’un adversaire, il récupère par la même occasion tous les bâtiments s’y trouvant.


Les créatures mythologiques

Cyclades, qui aura la faveur des dieux ?

Certaines créatures mythologiques arpentent les îles des Cyclades. Durant votre phase d’offrande, vous aurez la possibilité de faire appel à ces créatures (moyennant un coût en pièces), trois étant disponibles à chaque tour (sauf les deux premiers). Les pouvoirs des créatures doivent être utilisés immédiatement. Cinq créatures ont droit à leur figurine.

L’ordre de jeu est très important puisque le premier joueur aura le privilège de choisir, s’il le désire, d’utiliser une ou plusieurs cartes créatures. Les pouvoirs des créatures sont très puissants, ce qui amène de nombreux rebondissements et rend les parties plus chaotiques. Par exemple, le Kraken détruit toutes les flottes d’une case, le Géant détruit une construction, etc... Vous l’avez compris, il faudra faire preuve de stratégie et saisir l’occasion et ne pas laisser filer une carte trop avantageuse à votre adversaire.

Ces cartes créatures accroissent la durée de vie du jeu, offrant des parties à chaque fois différentes.




La boîte de Pandore

Dès l’ouverture de l’énorme boite, on est déjà séduit par le matériel impeccable. Les illustrations, signées Miguel Coimbra, sont superbes. Même le dos du second plateau est illustré. Toutes les figurines sont joliment réalisées.
Chaque joueur a droit un paravent magnifiquement illustré encore, et offrant une aide de jeu à l’intérieur. C’est pratique et c’est bien trouvé même si personnellement, je n’utilisais pas cette aide lors de mes premières parties. Les symboles des créatures ne sont pas assez explicites pour comprendre directement le pouvoir de la créature.

Le jeu peut sembler complexe mais en fait, les règles sont relativement simples ; le livret de règles ne fait que 8 pages (dont 2 sont consacrées à la disposition initiale du plateau selon le nombre de joueurs) mais les règles sont très claires. Un livret annexe détaille les pouvoirs des créatures mythologiques.

Le deuxième point fort de Cyclades est sa mécanique à la fois diversifiée et cohérente. Cyclades est un jeu de développement et de gestion s’articulant autour de différents mécanismes : enchères, affrontement etc. qui fonctionnent très bien. Les tours de jeu sont très fluides et s'enchaînent vite. La durée des parties varie beaucoup ; à 2-3 joueurs, je trouve les parties relativement rapides pour un jeu de ce type.

Cyclades, qui aura la faveur des dieux ?


Le plateau de jeu est décomposé en deux parties, imprimées recto-verso, à adapter en fonction du nombre de joueurs. Plus il y a de joueurs, plus l’espace de conquête sera grand.
Le nombre de dieux disponibles à chaque tour est également fonction du nombre de joueurs.
A 2 joueurs, il y a des aménagements de règles spécifiques. Tous les dieux seront disponibles en début de tour et vous jouerez deux pions chacun. Vous vous développerez donc beaucoup plus rapidement mais devrez totaliser 3 métropoles au lieu de 2 pour remporter la partie.
J’ai préféré cette configuration à 2 joueurs dans laquelle je juge le jeu plus stratégique et moins aléatoire. A partir de 3 joueurs, des alliances, plus ou moins justifiées, peuvent se créer.
A Cyclades, la partie change vite de bord et la victoire peut se jouer à peu de choses. Approchant la fin de partie, on empêchera souvent le joueur le plus proche des 3 métropoles de remporter la partie et on l’attaquera donc en priorité.

Cyclades se démarque par sa très forte dimension stratégique. Toutes les actions sont liées et toutes les décisions prises ont un impact sur le long terme. Il faut à la fois se développer mais aussi et surtout empêcher les adversaires de se développer trop rapidement. L’interactivité est très présente, que ce soit dans la phase d’offrande (où on peut déloger un pion adverse) ou dans la phase des combats.
Les allergiques au facteur chance dans des jeux stratégiques reprocheront l’issue hasardeuse des combats (jets de dés). Cependant on peut très bien limiter (ou même rendre nul) ce facteur chance en renforçant ses troupes/flottes (le dé allant de 0 à 3) ; mais pour cela, il faudra avoir suffisamment de pièces d’or.

La partie prend vite fin en général ; l’objectif des 2 métropoles est rapidement atteint. On n’a pas forcément beaucoup le temps d’exploiter à fond nos troupes et flottes. Un joueur qui a mal débuté la partie aura du mal à se refaire. En effet, l’argent est le nerf de la guerre dans Cyclades, celui qui en manquera sera défavorisé à tous points de vue, il ne pourra pas surenchérir lors de la phase des offrandes, ne pourra pas s’offrir des créatures mythologiques etc.

Son matériel, sa stratégie, son thème, ses mécanismes font de Cyclades un grand jeu. Il a le mérite d’être un jeu de gestion/développement aux règles relativement simples, ce qui fait qu’il plaira également aux joueurs occasionnels. Même avec 8 troupes et 8 flottes, vous aurez vraiment l’impression de conduire une armée et de participer un vrai jeu de combat. Une réussite !

Game Stories le


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Note donnée par Game Stories

17

Cyclades est pour moi une réussite. Le jeu s’articule autour de mécanismes divers (enchères, gestion, affrontement) qui fonctionnent très bien. C’est un jeu profondément stratégique qui laisse très peu de place au hasard mais les règles restent accessibles. Pour combler le tout, le matériel est d’excellente qualité ; les illustrations signées Miguel Coimbra et les figurines sont magnifiques.

Points forts / Points faibles

  • Le matériel de qualité notamment les figurines représentant les créatures mythologiques
  • La diversité des mécanismes
  • Un jeu hautement stratégique
  • Des plateaux adaptés au nombre de joueurs
  • Fonctionne très bien à 2 joueurs

  • Aucun

Pour poursuivre

Bruno Cathala, le co-auteur de Cyclades, publie sur son blog un article où il donne des conseils pour bien débuter la première partie de Cyclades : ça se passe ici et c’est très intéressant !

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Les avis des visiteurs

Un jeu de réflexion. La difficulté du jeu est qu'il faut faire chauffer le cerveau. Les choix des actions à effectuer n'est pas anodin. Il faut faire au mieux pour soi, mais également prendre en compte les adversaires, réduire leur possibilité d'action pour pas qu'ils nuisent à votre jeu.
Il faut donc penser à tout, envisager tous les scénarios possibles, car la moindre erreur est fatale. L'adversaire peut rapidement balayer tous vos efforts grâce aux créatures mythologiques !

Fab Posté le 13/04/2011

Infos du jeu

Nom : Cyclades

Auteur(s) : Ludovic Maublanc, Bruno Cathala

Illustrateur(s) : Miguel Coimbra

Editeur(s) : Editions du Matagot

Année : 2009

Type(s) : Joueur passionné, Enchères, Stratégie

Nombre de joueurs : 2 à 5

Age : A partir de 10 ans

Durée : 90 min

Prix : 50 €

Site Web : Site officiel

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